23 mai 2006
23 MAI Journée Nationale Du Souvenir Des Victimes DE L'esclavage (sculpture HENRI GUEDON)
22 mai 2006
ANNIVERSAIRE D’Henri Guédon ET L'ABOLITION DE L'ESCLAVAGE A LA MARTINIQUE
Le précurseur du Zouk
Henri Guédon est né le 22 mai 1944 à Fort-de-France en Martinique pays de Aimé Césaire et du Bel Air,
le jour anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Est-ce
prémonitoire, car ce thème va l’inspirer tout au long de sa carrière.
Sur son île, il crée un groupe de six musiciens La Contesta, avec Paul
Rosine le talentueux pianiste de Malavoi
aujourd’hui disparu. Arrivé à Paris, il participe au premier concert
Jazz Fusion et, crée le premier Big Band Jazz Caraïbes. C’est avec les
meilleurs musiciens latinos-antillais qu’il sort son album Cosmo-Zouk
et lance dans la foulée le mot Zouk. En effet peu de gens le savent, mais le mot Zouk n’a pas été inventé par Kassav, mais lancé par Henri Guédon.
Un plasticien de génie
Egalement peintre et sculpteur, la peinture occupe une place tout
aussi importante dans la vie d’Henri Guédon, même s’il est mieux connu
pour sa musique. Là aussi il excelle. Les dieux de la musique
l’accompagnent sur la toile et le papier. Certains dessins s’organisent
en rythme et les lignes apparaissent et s’effacent comme en musique où
tout est mouvement, danse, et dynamisme. Il travaille souvent dans des
formats très grands. Ses œuvres sont gigantesques. Ce sont des
commandes comme « Les arbres de la liberté » à Schœlcher,
ou encore une réalisation pour le Rhum Neisson qui consiste en une
installation de 1 500 bouteilles que l’on peut admirer au Palais de
Justice de Fort-de France. Très attaché à son île où il se rendait
fréquemment, c’est à Paris, où se trouvait son atelier, qu’il aimait
s’isoler pour donner une pleine dimension à son art.
Henri Guédon est décédé le 12 février 2006 à Paris des suites d’une opération du coeur.
L’Abolition en Martinique
En Martinique comme ailleurs, les esclaves n’ont jamais cessé de lutter pour obtenir leur liberté. Le 27 avril 1848, sous l’impulsion de Victor Schoelcher, un décret proclamant l’abolition de l’Esclavage dans les colonies françaises est enfin adopté. Il entre en vigueur le 23 mai en Martinique.
La révolte gronde
En Martinique, après la publication du décret à Paris, les esclaves
ont vent de ce qui se prépare dans l’Hexagone. Tous les jours, on
espère l’arrivée du décret salvateur abolissant l’Esclavage. Les
esclaves doivent être affranchis dans les deux mois qui suivent...
Cependant, les journées puis les semaines passent et la libération tant
espérée n’arrive pas. Les esclaves craignent que ce décret soit
factice. En effet, le rétablissement de l’Esclavage huit ans après son
abolition en 1794 reste gravé dans les esprits.
Certains bourgeois de couleur et quelques démocrates blancs
s’allient à la cause des esclaves et entrent en campagne pour réclamer
leur libération immédiate. Les esclaves sont à bout, le sentiment de
révolte prend de plus en plus d’ampleur.
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Les émeutes de Saint-Pierre
Les 21 et 22 mai 1848, l’île est le théâtre de nombreuses émeutes.
A Saint-Pierre, un esclave est arrêté et conduit en prison pour avoir
joué du tambour. La nouvelle se répand très rapidement. C’est
l’embrasement. Plus de 2000 esclaves se saisissent de coutelas, de
lames et de bâtons et vont réclamer sa libération. Ils se heurtent à
des maîtres armés de fusils, et 25 esclaves sont tués. La vue de ces
cadavres et des nombreux blessés décuple la volonté des insurgés. Ils
menacent d’incendier toute la ville. Paniqué, conscient de son
impuissance face à la détermination des esclaves, le conseil municipal
se réunit d’urgence et vote l’entrée en vigueur immédiate du décret
d’abolition à Saint-Pierre.
Le décret entre en vigueur
Le lendemain, le 23 mai, alors que des incidents similaires se
déroulent dans d’autres villes de la Martinique, le gouverneur décrète
l’abolition de l’Esclavage et l’abandon des poursuites contre les
insurgés. Conformément au décret voté à Paris, les colons sont
indemnisés pour la perte de leur main d’œuvre gratuite. Quant aux
esclaves, ils ne bénéficient pas de ces largesses et devront survivre
par leurs propres moyens.
Chaque 22 mai, les Martiniquais commémorent par un jour férié non
pas l’application locale du décret, mais la révolte de Saint-Pierre qui
a permis l’Abolition.
L’Abolition en Guadeloupe
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Libérés lors de la première Abolition en 1794, les Noirs doivent retourner aux chaînes en 1802. Jusqu’à l’Abolition de 1848, les esclaves se battront pour retrouver leur liberté volée.
Richepance rétablit l’Esclavage
« (...) Jusqu’à ce qu’il en soit autrement ordonné,
le titre de citoyen français ne sera porté dans l’étendue de cette
colonie et dépendances que par les Blancs. Aucun autre individu ne
pourra prendre ce titre ni exercer les fonctions qui y sont attachées. »
Avec ce décret,
le général Richepance rétablit l’Esclavage en Guadeloupe en 1802, et ce
malgré la résistance acharnée de centaines d’hommes et femmes emmenés
par Louis Delgrès.
Soulèvements chroniques
Alors que dans l’Hexagone, des voix se font entendre contre la
poursuite du système servile, les esclaves tentent à de nombreuses
reprises de se soulever contre leurs maîtres. A chaque fois la
répression est sanglante. Ces soulèvements chroniques inquiètent
beaucoup l’aristocratie française qui craint que les colonies accèdent
à l’indépendance, comme Haïti en 1804.
En Guadeloupe, conscients que les esclaves parviendront tôt ou
tard à arracher leur liberté, les maîtres tiennent à contrôler le
processus d’émancipation. Ils refusent que l’Abolition se fasse dans la
violence, et, surtout, de perdre leurs privilèges et leur toute
puissance économique. Dès 1847, le conseil colonial de la Guadeloupe
élabore des stratégies et des méthodes d’indemnisation en prévision de
l’Abolition qui parait inéluctable.
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L’Abolition est décrétée
Un an plus tard, l’Abolition est à l’ordre du jour mais la question
de l’indemnisation n’est pas encore réglée. Les maîtres tiennent avant
tout à être dédommagés, et pour cela ils ont besoin de gagner du temps.
C’est dans ce but qu’ils tentent par tous les moyens d’apaiser les
esprits des esclaves. Au début du mois d’avril, le gouverneur Layrle
s’adresse à eux, leur promettant une abolition proche. Quelques jours
plus tard, les châtiments corporels sont interdits.
Enfin, le 27 avril, l’Abolition est officiellement déclarée, et
les colons obtiennent d’être indemnisés par l’Etat. Le décret part pour
les Antilles. Le 22 mai, sur l’île voisine de Martinique, les esclaves
se révoltent violemment et les colons, dépassés, n’ont pas eu d’autre
choix que de proclamer l’Abolition avant l’arrivée du texte.
Le 27 mai
Les esclaves guadeloupéens s’organisent à leur tour. Les
rassemblements et les émeutes de plusieurs milliers d’entre eux
poussent le gouverneur à déclarer l’Abolition le 27 mai 1848. Quant au
décret envoyé par Paris, il arrivera plus d’une semaine après que les
esclaves eurent repris leur liberté. Depuis 1983, le 27 mai est une
journée de commémoration fériée en Guadeloupe.
En Guadeloupe et en Martinique, à force de révoltes et de détermination, les esclaves ont arraché eux-mêmes leur liberté, plusieurs jours avant que le décret d’abolition ne parvienne jusqu’à eux.
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Maïté Koda,
21 mai 2006
A la recherche de la nouvelle star !
Hier soir nous étions conviés à une soirée organisée en l'honneur de la future 'Nouvelle Star' DOMINIQUE.



